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Haut débit, coté réseaux
Mobiliser les bonnes solutions techniques
           
Mon quartier, ma ville, mon territoire
:
quelle solution, pour quel besoin ?
Les exemples suivants illustrent bien les différents niveaux dintervention
des collectivités, depuis léchelle de la commune et
de plus en plus de lintercommunalité, jusquau niveau
département, régional voire interrégional. Tous témoignent
de lextrême diversité des situations, mais aussi de
la nécessité de faire converger ces initiatives.
1. Le très haut débit pour tous à Gonfreville lOrcher
(Seine-Maritime Haute-Normandie).
La ville de Gonfreville lOrcher (10 000 habitants) nest couverte
quà 15 % par lADSL. Depuis 1996, les services techniques
de la commune ont enfoui des fourreaux et mis en place des chambres de
tirages lorsque la voirie était en travaux notamment lors des opérations
deffacement des réseaux électriques aériens.
Ce réseau de fourreaux sous-terrains couvre aujourdhui 75%
de la population. Depuis 1999, un réseau en fibre optique
municipal emprunte ses fourreaux et interconnecte les bâtiments
municipaux (mairie, médiathèque, école municipale
dinformatique, les services techniques
) et les groupes scolaires.
La ville souhaite désormais mettre à la disposition de lensemble
de la population (grand public, entreprises, administrations) un réseau
de nouvelle génération tout optique et à très
haut débit (10 à 100 Mbit/s). Le coût du projet a
été estimé à 3 M€. La ville, propriétaire
du réseau de fourreaux sous-terrains, déléguera lexploitation
du réseau à un opérateur dans le cadre dune
Délégation de service public (DSP) et financera une
partie des investissements de matériels actifs.
Contact : M. Hauchard, directeur général des services de
la ville de Gonfreville lOrcher
2. Les communes de Peyzac le Moustier, St-Léon sur Vézère,
Marquay, Tursac (Dordogne) testent la technique WI-FI couplée à
un accès satellite.
La commune de Peyzac-le-Moustier présente un relief accidenté.
Elle comporte un vallonnement encaissé suivi par La Vézère,
où se situent les sites susceptibles dengager une consommation
importante de connexions Internet. Le reste du territoire présente
un relief accusé où la dispersion de lhabitat dans
un environnement très boisé ne facilite pas le tracé
des infrastructures. Du reste, la zone est mal desservie puisque, sans
parler ici dADSL, la moitié de la surface n'est déjà
pas couverte par la téléphonie mobile.
Aussi, des habitants du Périgord Noir ont-ils décidé
de prendre des initiatives en vue de restituer à lespace
rural, y compris dans le sens quil prend aujourdhui, sa place
dans laménagement du territoire, et den dessiner un
avenir, propre à répondre aux multiples aspirations. Une
association, la chaumière Haut Débit fut donc créée
à cet effet et dispose du plein soutien du Conseil Général
de Dordogne et du Conseil Régional dAquitaine.
Pour réaliser ce projet ambitieux danimation et de revitalisation
de lespace rural, le choix sest porté sur la mutualisation
dun accès satellite à laide de la technique
WI-FI Pour une quinzaine de connexions linvestissement en
matériel a dépassé les 100 k€, auquel il convient
dajouter la souscription à trois abonnements satellite de
150 € par mois pour un débit garanti atteignant les 512 Kbps
et une facturation par usager de 30 € par mois, tarification proche
de celle en vigueur dans les zones urbaines.
Cette expérience a mis en évidence, quau-delà
de laide financière de lÉtat et des collectivités
locales il est indispensable de prévoir un accompagnement méthodologique
et de sappuyer sur des professionnels ayant à la fois une
bonne expertise technique et de bonnes connaissances du site daccueil
du projet.
Contact : Laurent Condominas. Responsable du projet « la chaumière
Haut Débit » condo@danslaforet.net
3. Le déploiement CPL en zone de fracture numérique :
une expérience de la RSEIPC (Régie du syndicat intercommunal
délectricité du pays chartrain).
La commune de Fontenay-sur-Eure (Eure et Loire) se situe à 10
Km au sud de Chartres, hors de lagglomération. Cette commune
est un parfait exemple dun village rural en zone de fracture numérique
: 720 habitants, une zone dactivité dune dizaine de
PMI/PME, aucun habitat collectif.
Après une expérimentation basée sur les technologies
satellites, la commune a décidé de se tourner vers
une solution de collecte par fibre optique qui présente un certain
nombre de points intéressants, notamment la grande qualité
de connexion (fiabilité, temps de réponses) et le faible
coût de la bande passante.
La desserte du village est assurée au moyen de la technique des
courants porteurs en ligne (CPL). La solution technique nétant
pas encore définitivement déterminée, les prix indiqués
sont des estimations léquipement dun transformateur
coûte 1 500 €, léquipement dune rue (mise
en place de répéteurs), 1000 €, enfin léquipement
dun particulier (éventuellement à sa charge 250 €).
Une estimation moyenne des coûts donne : trois rues par transformateur,
une vingtaine de particuliers désireux dun accès Internet
par transformateur. Ce qui donne un prix à la prise de 215 €,
hors dispositif de collecte et hors coût de léquipement
terminal chez le client.
Les problèmes techniques sont minimes et larrivée
dune nouvelle génération déquipement
à la fin de lannée 2004 laisse augurer un débit
pouvant atteindre les 50 Mbits partagés.
Contact : Laurent Mély, chef du projet « courant porteur
en ligne »
4. Ville de 100 000 habitants : Boucle locale de Fort-de-France (Martinique)
Fort de France est la capitale de la Martinique et la principale ville
des Antilles françaises. Dune superficie denviron 5.000
hectares (Paris : 10.500 hectares), elle compte 100 000 habitants. Selon
une étude récente, 70% des ménages ne disposeraient
daucun accès Internet à domicile. Actuellement, la
seule offre internet rapide ou haut débit disponible sur le territoire
est lADSL. Labonnement mensuel est de lordre de 80 euros
et le service fait souvent lobjet de critiques de la part des clients.
La ville a donc souhaité tester la technologie Wimax (boucle locale
radio) en partenariat avec lopérateur XTS Network. La collectivité
prend en charge linvestissement, 276.000 euros HT, les charges de
fonctionnement revenant à lopérateur. Si lexpérimentation
savère concluante, la ville envisage d'étendre le
réseau WIMAX à l'ensemble de ses sites, environ 170,
et à en favoriser l'adoption auprès des autres administrations,
des entreprises et des particuliers sur son territoire, selon des modalités
juridico-financières encore non-arrêtées mais vraisemblablement
basées sur la Délégation de service public (DSP).
Lexpérimentation consiste à établir au moins
une station de base sur un point haut à Fort de France et de relier
à celle-ci par réseau Wimax les trois premières
Cyber-bases et une douzaine décoles primaires, la connectivité
interne des différents sites étant assurée soit par
réseau filaire, soit par réseau Wi-Fi. La station de base
sera elle-même connectée à lInternet par liaison
radioélectrique ou filaire. Le réseau de collecte sera composé
du backbone local entre la station de base Wimax et le point de
présence XTS Network en Martinique par faisceau hertzien
à partir duquel laccès à lInternet se
fera avec son backbone international. Le réseau de desserte est
composé dune part de la station de base installée
sur un point haut et dautre part des équipements radio situés
sur les sites clients.
Contact : Anicet Soquet, chef de projet, ville de Fort-de-France
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