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Haut débit, coté réseaux
Mobiliser les bonnes solutions techniques
           
Où en sont les technologies alternatives
?
Lappel à projet « technologie
alternative » mené conjointement par la DATAR, le ministère
de la Recherche et la Caisse des Dépôts, lancé en 2003,
a permis dexpérimenter un grand nombre de techniques nouvelles
daccès au haut débit tant du point de vue économique
que purement scientifique. Parmi la trentaine de projets retenus à
titre expérimental mais faisant lobjet des procédures
de déclarations habituelles auprès de lART sont testés
les modèles « tout fibre optique » (cest-à-dire
laccès direct à la fibre optique pour chacun),
les courants porteurs en ligne (Internet circulant sur le réseau
électrique), les modèles daccès par satellite
ainsi que les réseaux sans fils (WI-FI, Wimax) et les combinaisons
diverses et variées de ces technologies. Ce type de projet est motivé
par labsence durable sur ces territoires dun service ADSL.
Confrontés à la demande locale, les pouvoirs publics apportent
ainsi une réponse rapide aux besoins, avec ses avantages et ses inconvénients.
Parmi les avantages, ce type de projet rend la demande locale visible
vis-à-vis des opérateurs, et peut les inciter à investir
durablement. Par ailleurs, lapparition de ces micros-marchés
peut être de nature à favoriser léclosion dopérateurs
locaux dont le retour sur investissement est possible sur une clientèle
limitée. On voit ainsi des collectivités réunir des
usagers du haut débit afin de garantir une clientèle minimale
susceptible dattirer un opérateur. La journée du 25
juin 2004 organisée par le Ministère de la Recherche pour
effectuer un premier bilan de cet appel à projets, a mis en évidence
que la formule de boucle locale en milieu rural associant le satellite
bi-directionnel et une desserte Wi-FI, remporte un certain succès.
Parmi les 24 projets retenus, sept sont basés sur ce couplage.
Cette formule nest pas sans présenter des inconvénients
: outre le fait que la collecte satellite est en partage et peut rapidement
générer un goulot détranglement pour évacuer
le trafic local, le développement de boucles locales nayant
pas accès à de véritables réseaux de collecte
constitue à terme une impasse en matière daménagement
numérique du territoire. La plupart de ces projets basés
sur le couple satellite bi-directionnel et Wi-Fi limitent
demblée le nombre de clients potentiels à quelques
dizaines voire à une dizaine lorsquil sagit de «
gros clients ».
Les résultats de lappel à projets ont permis de souligner
que la problématique à laquelle sont confrontés ces
territoires n'est pas seulement celle de leur périmètre
direct, de ce qu'ils peuvent faire pour et à l'intérieur
de leur "premier kilomètre", ni du simple "accès
à l'internet" de leurs consommateurs. C'est aussi celle de
leur relation aux réseaux de collecte intermédiaire et leur
accès à des réseaux métropolitains, départementaux
et régionaux dont ils sont aujourd'hui coupés et qui deviennent
de vrais espaces de services numériques. Ainsi, les micros-projets
en matière de desserte locale ne doivent pas conduire à
un mauvais scénario qui serait celui des "taches de léopard",
du saupoudrage de projets isolés, sans mutualisation, sans économie
d'échelle, dispersant les moyens et promis à l'essoufflement.
Les technologies disponibles en matière de réseaux de collecte
et de desserte
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Technologies (filaires et non filaires)
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Solution
de collecte
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Solution
de desserte
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Fibre optique
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X
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X
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Boucle locale radio (Wimax et autres normes)
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X
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X
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Faisceau hertzien
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X
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X
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Satellite bidirectionnel
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X
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X
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Laser
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X
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X
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Liaison louée
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X
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Réseau câblé
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X
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Courants porteurs en ligne
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X
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DSL
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X
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Wi-Fi
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X
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Satellite monodirectionnel
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X
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