|
|
|
Haut débit, coté réseaux
Mobiliser les bonnes solutions techniques
           
Ce quil faut retenir sur les réseaux
De façon schématique, il est possible de faire correspondre
les différents types de réseaux avec les différents
niveaux de territoires : les réseaux longue distance concernent
plutôt le niveau national, les réseaux de collecte
couvrent léchelon régional, et la boucle locale
couvre les communes, les intercommunalités et les agglomérations.
Les réseaux longue distance, nationaux et internationaux,
sont créés et gérés par des multinationales,
des opérateurs privés, et dans certains cas lÉtat
cest par exemple le cas de Renater et des réseaux de
léducation et de la recherche européens et internationaux.
Ces réseaux de grande capacité sont interconnectés
entre eux et maillent lensemble des continents, notamment au moyen
de câbles sous-marins. Au niveau national, ils relient les agglomérations
les plus importantes entre elles. Les opérateurs ont massivement
investi dans ce type de réseaux chargés de concentrer les
flux internet en les récupérant sur des plaques régionales.
Ces réseaux sont toujours constitués de fibres optiques.
Concernant la France, on estime que le territoire est bien couvert en
dorsales nationales. Les collectivités locales interviennent rarement
à ce niveau du réseau.
Les réseaux de collecte sont reliés aux réseaux
longue distance et ont pour rôle, comme leur nom lindique,
de collecter le trafic local pour lacheminer au niveau national
et international. On peut distinguer deux types de réseaux de collecte
: les réseaux de collecte intermédiaire, qualifiés
de réseaux départementaux, et les réseaux de collecte
régionale chargés dacheminer ces flux départementaux
vers les réseaux longue distance. Ces réseaux sont le plus
souvent constitués de fibre optique. A cet échelon des réseaux
télécoms, lintervention des conseils généraux
et régionaux est pertinente. En effet, seul France Télécom
dispose dun réseau dense en fibre optique irriguant la majeure
partie du territoire national. Les opérateurs concurrents doivent
donc louer des capacités ou construire leurs propres réseaux.
En conséquence, la concurrence est faible à ce niveau intermédiaire,
voire inexistante. Par ailleurs, le fait que le réseau de lopérateur
historique soit le plus dense ne signifie pas quil soit en mesure
de couvrir tous les besoins. Examinée à un échelon
régional, la couverture de France Télécom est partielle.
France Télécom a annoncé son engagement à
offrir lADSL à 96% de la population nationale dici
2006.
Les réseaux de desserte, également appelés
« boucle locale », permettent laccès à
labonné. Ils assurent linterconnexion entre le domicile
de lutilisateur final et les réseaux de collecte. Ces réseaux
de desserte sont rarement constitués en fibre optique et peuvent
utiliser des technologies très diverses, filaires ou non filaires:
xDSL sur les fils téléphoniques, et les réseaux
câblés sont les technologies de desserte massivement
déployées à ce jour. Les ondes radio (boucle locale
radio, Wi-Fi) et le satellite offrent une solution de desserte sur
des problématiques spécifiques, tel que la desserte des
entreprises isolées. Les courants porteurs en ligne (sur le réseau
électrique), ou le WiMAX sont à divers stades de
développement sur le territoire. Dans le cas du xDSL, la
principale contrainte réside dans le fait que les répartiteurs
(ou DSLAM) doivent se trouver à 4 kilomètres au plus
de labonné, ce qui est rarement le cas dans la plupart des
petites communes rurales.
Les chiffres à connaître
En septembre 2004, France Télécom déclare
avoir apporté le service ADSL à 5 600 communes
supplémentaires depuis le début de lannée
ce qui porte le nombre total de collectivités desservies partiellement
ou totalement par lADSL à 21 600. Selon France Télécom,
90 % de la population française aura accès à lADSL
dici la fin de lannée 2004. Les chiffres fournis
par France Télécom cachent toutefois des disparités
selon les territoires. Ainsi, selon létat des lieux à
la fin 2003 réalisé par lObservatoire régional
des télécommunications (ORTEL), 6 départements
avaient un taux de couverture ADSL inférieur à
40 % de la population et 29 se situaient entre 40 et 59 %. Les moins
bien desservis étaient la Creuse, le Lot, le Cantal, la Lozère
et les Alpes-de-Haute-Provence. Même avec 95 % de la population
couverte, il resterait plus de 15 000 communes de petite taille ou parties
de communes non couvertes.
C'est pourquoi le gouvernement s'est fixé pour objectif, le 14
septembre 2004 « la couverture en haut débit à 500kbits/s
concerne au moins 95 % de la population et 70 % de la population de
chaque département », fin 2005.
Pour linternet à 2 Mbits/s, le taux visé
est, lui, de 85 %.
Carte du taux de couverture, par département, de la population
par lADSL de France Télécom réalisée
par Ortel à la fin 2003 :
www.ortel.fr/images/2004/C4_couv_pop_ADSL_FT_2003.gif
|
|